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Mathieu Devooght, Ostéopathe à Fontainebleau, en cabinet ou au domicile, vous donne ici quelques conseils de diététique, pour vous permettre de palier au mieux à certaines pathologies d'un point de vue nutritionnel. C'est une part importante d'un bon état de santé global. Les informations sont données à titre indicatif, et ne constituent aucunement une prescription médicale
 

REDUIRE L’INFLAMMATION

Trop de sucres, ou trop d’acides gras oméga 6 (attention à la spiruline…à la mode en ce moment), pas assez de fruits et légumes, favorise les inflammations. Si un patient consomme beaucoup de sucres (qui se transforment en acides gras saturés et font augmenter les triglycérides dans le sang), on proposera des huiles à plus forte teneur en oméga-3 (huile de lin par exemple, ou des aliments comme le pourpier…).

Les acides gras oméga-6 (huile de tournesol, maïs, pépins de raisin et olive) sont pro-inflammatoires mais diminuent le risque cardio-vasculaire. Les acides gras oméga-3 (poissons gras, huile de colza, noix, lin) sont anti-inflammatoires et font baisser les triglycérides.

La correction des huiles consommées est la correction la plus rentable en termes d’efforts demandés et de résultats. Le mélange huile d’olive/colza (1 pour 1) correspondra au meilleur ratio oméga 6 / oméga-3 pour réduire l’inflammation (1/6). L’huile de noix en salade est intéressante. La consommation de sardines et/ou maquereaux une ou deux fois par semaine également.

L’apport en oméga-3 doit être soutenu par un bon apport en statut antioxydant (notamment les vitamines A, C, E), faute de quoi ils vont s’oxyder rapidement et devenir nuisibles. Les oméga-3 sont utiles pour l’obésité, ou les troubles comportementaux chez les enfants…
Voir le paragraphe sur les vitamines (trop de vitamines est plutôt néfaste…)

Vitamine C d’autant plus intéressant si le patient est fumeur

Vitamine E dans : amandes, noisettes, sardines, avocat…

Vitamine A dans : produit d’origine animal, lait écrémé (mais le lait est pro-inflammatoire et on ne digère pas bien la protéine…), beurre, fromage, œufs, les carottes (le béta-carotène se transforme en VitA), abricots, persil, mangue…

Autres produits utiles : curcuma (curcumine = anti-inflammatoire), réglisse (racine = anti-inflammatoire, anti-ulcéreuse gastrique, anti-radicaux libres), jus d’orge (alcalinisant, antioxydant, riche en vitamine E, comme l’avocat), autres épices en petite quantité, fruits, légumes. Les cofacteurs d’enzymes antioxydantes -> sélénium, zinc, cuivre, manganèse. Les piégeurs de radicaux libres : VitE, VitC, béta-carotène. Les flavonoïdes antioxydantes (thé, tannins du vin rouge, fruits rouges, raisin, pin maritime)…

Si le pancréas fonctionne mal, les graisse seront mal digérées, donc les vitamines liposolubles A,D,E, et K mal absorbées, les bénéfices des oméga-3 et 6 seront amoindris, le colon ascendant sera gonflé, les gaz abondants mais non odorants, les selles collantes, et un dégoût des viandes s’installe progressivement…
 

VITAMINES ET SELS MINERAUX

 
Les vitamines (certaines hydrosolubles comme les vitamines du groupe B, la vitamine C…) ne sont pas stockées. En consommer à outrance ne fera qu’user votre système urinaire (rein, urtères, urètres, vessie…). On stocke tout de même la B6 dans les muscles, et la B12 dans le foie, les globules rouges, les reins, le cerveau…

La potomanie (le fait de boire trop d’eau…) entraînera des carences aussi, car elles seront éliminées. Les B6, 9 et 12 sont indispensables aux globules rouges. La B6+B2+Magnésium donne la B3 par l’organisme.

Les vitamines A, D, E, K, sont liposolubles, donc stockables dans nos graisses. Des réserves excessives (notamment en A et D) peuvent être toxiques (nausées, maux de tête, vomissements, troubles de la vision, hémorragies, lésions du foie, calculs urinaires, douleurs dans les mains et les pieds…).
Oligo-éléments : on trouve par exemple dans le corps d’une personne de 65kg, 4 g de fer, 100 mg de cuivre, 20 mg d’iode. L’accumulation de certains oligo-éléments (zinc, fluor, sélénium par exemple) est possible. Mais cette accumulation est souvent toxique et entraîne des symptômes parfois graves (fragilisation de l’émail des dents et des os, dépôts de calcium dans les ligaments des articulations…)

Vitamine C dans : citrons, légumes verts en feuilles, tomates, orange -> d’autant plus intéressant si le patient est fumeur. Ou algique. Ralentit le vieillissement cellulaire, aide à la formation du collagène, du cortisol, anti-infectieux, neuromédiateurs…

Vitamine E dans : amandes, noisettes, sardines, avocat, légumes verts -> protège les membranes cellulaires (antioxydant) et les globules rouges, ralentit le vieillissement cellulaire…carence entraîne anémie, atteintes des muscles de la rétine et du système nerveux central

Vitamine A dans : produit d’origine animal, lait écrémé (mais le lait est pro-inflammatoire et on ne digère pas bien la caséine, la protéine…), beurre, fromage, légumes verts, œufs, les carottes (le béta-carotène se transforme en VitA), abricots, persil, mangue… -> ralentit le vieillissement cellulaire, synthèse des pigments photosensibles de l’œil, entretient des tissus épithéliaux…carence entraîne cécité nocturne, sécheresse de la peau

Vitamine D dans : produits laitiers, œufs, poissons, huile de foie de morue -> stimule l’absorption du calcium, croissance osseuse par fixation du calcium…carence entraîne rachitisme

Vitamine K dans : légumes verts -> intervient dans la coagulation du sang et la fixation du calcium…carence entraîne hémorragies

Vitamine B1 (thiamine) dans : porc, céréales complètes (sarrasin, boulgour, quinoa, millet, blé complet…), légumes, abats -> intervient dans le métabolisme des glucides et le fonctionnement des nerfs et du cœur…carence entraîne troubles nerveux périphériques (neuropathies) et insuffisance cardiaque, amaigrissement, fatigue, irritabilité, troubles de l’humeur, états dépressifs, troubles digestifs, polynévrites (faiblesse musculaire, amyotrophie, abolition des reflexes ostéo-tendineux, paresthésies à type de fourmillement ou picotements). La B1 est détruite rapidement par la chaleur. Faire griller le pain non seulement produit des substances cancérigènes (noirâtres), mais en plus détruit les vitamines naturellement contenues. La consommation excessive de sucre, thé, café, alcool, entraîne aussi carence en B1.

Vitamine B2 dans : produits laitiers, foie, œufs, céréales, légumes -> métabolisme énergétique…carence entraîne irritation des yeux, inflammation et détérioration des cellules de la peau

Vitamine B3 (ou « vitamine PP », ou niacine) dans : foie, viandes maigres, céréales, légumes, thon, maquereau -> pour la respiration cellulaire… carence entraîne inflammation de la peau, irritations, faiblesses, fourmillements mains/pieds, perte d’appétit, fatigue, maux de tête, vertiges, fluctuation de l’humeur, rougeurs. Le corps peut fabriquer de la B3 à partir de vitamine B2, B6, et de magnésium.

Vitamine B5 dans : produits laitiers, foie, œufs, céréales, légumes -> métabolisme énergétique…carence entraîne fatigue, nausées, diarrhées, chute de cheveux, maux de tête, troubles nerveux

Vitamine B6 dans : céréales complètes, légumes, viande -> joue un rôle dans le métabolisme de nombreuse molécules comme les acides aminés, le glycogène, l’hémoglobine…carence entraîne irritabilité, perte de poids, sécheresse de la peau

Vitamine B8 (ou « vitamine H ») dans : viande, légumes -> métabolisme des acides gras, du glucose, et de certains acides aminés…carence entraîne fatigue, nausées, convulsions, inflammation de la peau

Vitamine B9 (ou « acide folique ») dans : céréales complètes, légumes verts -> synthèse de l’ADN…carence entraîne anémie. La femme qui désire procréer doit se supplémenter en acide folique AVANT de savoir qu’elle est enceinte, non pas après puisqu’il peut être alors trop tard, afin de diminuer fortement le risque de spinabifida (voir la définition).

Vitamine B12 dans : viandes rouges, œufs, produits laitiers -> synthèse de certains acides aminés, différenciation des globules rouges, fonctionnement du système nerveux…carence entraîne fatigue généralisée, anémie, désordres neurologiques
 

QUELQUES MINERAUX

 
Potassium -> En cas de fatigue musculaire, explorer la piste du manque de potassium. On en trouve dans : les fruits secs, les légumineuses, les pistaches et les cacahuètes, les pommes de terre, le radis noir, la mâche, chocolat, avocat, fenouil, épinards, choux, la truite…

Calcium -> élément jouant un rôle dans la coagulation, la contraction musculaire, la transmission nerveuse, la rigidité de l’os.

Phosphore -> cet élément participe à l’édification de l’os, et à la réaction de phosphorylation (pour transformer sucres en énergie). On en trouve dans : chocolat, pistaches, saumon, fromages à pâtes dures, crustacés, noix, noisettes, noix de cajou, légumes secs… ; notez que trop de chocolat le soir entraîne difficultés à s’endormir…

Fer -> on en trouve dans persil, brocolis, haricots, artichaut, viande rouge, œufs…le magret de canard contient 4mg de fer pour 100 g…cet élément participe à la synthèse de l’hémoglobine. La carence en fer est l’anémie. Les populations à risque sont les femmes enceintes, les adolescents, les femmes en âge de procréer, les enfants entre 1 à 3 ans…

Sodium -> sel…pour la fonction musculaire et nerveuse
 

Associations alimentaires néfastes : CORRIGER SON ALIMENTATION !

 
Fruits crus + céréales. Préférer les fruits crus entre les repas

Produits laitiers fermentés + céréales PROT GLYCEES (protéines associées à des sucres) -> Pain + gluten (amidon + protéine gluten), lait UHT (caséine + lactose), desserts types crèmes brûlées ou flan, et tous produits brunis par la cuisson en général (réaction de Maillard), biscuits, viandes au BBQ…

Diminuer la viande, sucres rapides +++, sucres lents

Eliminer les acides gras « TRANS » -> viennoiseries, huile de palme. Augmente les risques de cancer du colon et sein, et maladies cardiovasculaires.

Eviter l’eau gazeuse pendant les repas, qui augmente le pH de l’estomac donc diminue l’efficacité des enzymes. L’excès ou l’insuffisance d’eau

Bannir le grignotage, en respectant 3 à 4 H entre les repas.
 

TROP DE SUCRES -> DOULEURS ?

 
Hyperglycémie entraîne baisse du cortisol donc douleurs.
Trop de sucre le matin, hypoglycémie à 10h. Trop de sucre le soir, hypoglycémie au réveil. L’hypoglycémie est une grande cause des troubles comportementaux des enfants à 10h, 12h, 16h.
Au petit déjeuner il est possible d’augmenter le temps de digestion par ajout de corps gras ou protéines (jambon, beurre, œufs…). Le petit déjeuner protéiné normalise la sécrétion d’insuline
Pas de produits laitiers le soir. Peu de sucres. Epuise le pancréas.
 

LA FLORE INTESTINALE

 
L’appareil digestif est constitué d’une flore intestinale (100 000 milliards) dominante (saprophyte) et d’une flore de passage (bactéries potentiellement toxiques issues de l’alimentation). Le système immunitaire est le plus important de l’organisme, 70%. Elle synthétise notamment les VitB1, 2, 6, 9 et 12. Elle dégrade les FOS (fructo-oligosaccharides) en s’en nourrissant. Elle permet la synthèse du butyrate dans le colon, favorisant le développement d’une bonne muqueuse et protégeant du cancer. Le colon ascendant, fermentation, dégrade les glucides, le colon descendant, putréfaction, les protéines. Les gaz odorants seront souvent causés par un régime trop protéiné, non odorant par un régime trop riche en sucres. En cas de ballonnements se pose la question du régime en protéines et glucides donc. En cas de gaz, mastiquer lentement

La flore normale contient un champignon le Candidas Albicans, bien toléré et très utile pour nous si pas de déséquilibre. Les antibiotiques par exemple créent ce déséquilibre (appelé dysbiose).
Un baiser d’amoureux peut aussi modifier la flore. Les candidas poussent, entraînant des aphtes et une « candidose digestive ».
Tout excès de sucres (notamment rapides), ou manque de fibres, agit sur la flore de fermentation. Excès de graisse également. L’excès de viandes par exemple sur celle de putréfaction. Un régime riche en sucres et protéines perturbe la flore. C’est souvent le cas dans l’alimentation moderne. Les protéines ne sont pas toutes digérées, le pancréas est surutilisé. En cas de mastication insuffisante aussi, des aliments partiellement digérés arrivent dans les flores et les perturbent.
La prise de pro-biotiques, en même temps que les antibiotiques prescrits, peut être souhaitable lorsqu’on est malade.
Le stress favorise les dysbioses également, et les infections.

Les inflammations de l’organisme retentissent aussi sur la muqueuse et créent une hyperperméabilité intestinale. Egalement le sport intensif, les anti-inflammatoires, l’hypoxie (d’altitude), la gliadine (protéine des céréales -> qui entraîne des maladies cœliaques), le jeûne, la malnutrition.
Conséquences de la dysbiose -> syndrome colon irritable ou colopathie fonctionnelle, lithiase (calculs) biliaire, allergies chez les enfants et nourrissons (lait, œufs, arachide, poisson, noix, céréales, kiwis, fraise, melon), obésité, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin = MICI (ainsi que des sinusites, rhinites, cystites, colites, maladies auto-immunes…), de la fatigue par carence en micronutriments (par mauvaise assimilation)…
 

LES PRO-BIOTIQUES


(streptococcus thermophilus, lactobacillus bulgaris…)
En quantité adéquate, bénéfice pour la santé (N.B. les yaourts au bifidus en contiennent trop peu pour avoir un effet). Ils renforcent l’immunité, la digestion, l’absorption, restaurent l’équilibre (troubles du transit, troubles vaginaux, urinaires…)
Pro-biotiques : durée de vie 15j. Donc il faut en consommer régulièrement, à moins de leur apporter des FOS (fructo-oligo-saccharides), dont ils vont se nourrir.
Les pré-biotiques, fibres souples non digestives (FOS, inuline…), eux favorisent la croissance de la flore intestinale. Ils renforcent l’activité enzymatique, favorisent la régénération des entérocytes, améliorent l’absorption de certains minéraux (Ca, Mg, Zn, Fe), ils diminuent les TRYGLY, favorisent la production de butyrate et de propionate, prévenant les cancers du colon.
Inuline : on en trouve dans : ail, asperge, pissenlit, oignons, salsifis, artichauts, poireau, topinambour, bananes, lentilles, pois chiches, riz blanc, haricots blancs, pomme de terre. Racine de chicorée +++.
L’inuline devient FOS après hydrolyse par l’organisme.
 

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