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Ce qui suit représente quelques conseils issus du livre L'Ostéopathie Exactement, des sœurs Issartel. Ecrit il y a longtemps, il est toujours d'actualité et renferme d'innombrables conseils de bon sens. Je ne saurais trop vous conseiller de vous le procurer, ne serait-ce que pour mieux comprendre l'Ostéopathie dans son ensemble. Certaines parties sont néanmoins sujettes à controverse aujourd'hui, mais c'est une autre histoire.
Trop de sport peut nuire à votre santé globale, et va demander un rééquilibrage régulier de l'ensemble de vos tissus. Une fois par mois pour des sportifs de très haut niveau est un minimum. Et je ne parle pas de kiné-ostéopathie, mais d'ostéopathie...
Bien entendu, si le sport vous fait énormément de bien, il est néfaste aussi de l'arrêter complètement. Votre état de santé est lié à votre physique, votre mental, et même votre spiritualité. Donc même si le sport n'est pas forcément bon à haute dose (le corps humain n'étant pas spécialement conçu pour en faire tous les jours et plusieurs heures par jour), vous devez faire ce qui vous fait du bien, indépendamment de ce qui est dit ci-après.
Certains signaux d'alertes ne sont cependant pas à négliger, et doivent vous faire vous demander s'il ne serait pas judicieux de faire une pause et d'aller consulter votre ostéopathe (tendinites, douleurs au talon, sous les pieds, impression de ne pas inspirer complètement, ect…)

Abdominaux : des abdominaux forts sont nécessaires pour colonne, viscères, et action du diaphragme (muscle inspirateur principal). Mais trop d’abdominaux bloquent le mouvement de la cage thoracique. De toute façon, il faut être prudent, car la plupart du temps on ne sollicite pas le muscle profond principal, le transverse, mais le psoas-iliaque, qui tire sur les lombaires. Toujours garder les reins collés au sol, régler son souffle, rentrer le ventre…


Age : tempère tout ce qui est dit ici. Il est évident qu’à 40 ans ou 16 ans, ces remarques ne sont pas de la même importance.

Agrès : avec la gym au sol, ils développent souplesse, musculature, équilibre, coordination, style. Très bonne prise de conscience du schéma corporel et de son propre rythme. Faire l’ensemble des agrès.

Aïkido : plutôt bon car tout est contrôlé, même les chutes. A pratiquer après 12-13ans, comme toutes les spécialités (par exemple la hanche n’est formée que vers cet âge là, pas avant…)

Athlétisme : courses, sauts, grimpe, lancers. Très bon à condition de ne pas se spécialiser trop jeune. A éviter pour enfants hyperlaxes

Aviron : pour le dos parfait (garder le dos au maximum droit). Pas d’abus.

Basket : on court beaucoup. Attention en cas de problèmes de genoux et/ou de bassin

Bon sens : la meilleure qualité pour pratiquer un sport. Petites doses fréquentes. Essayer, écouter, diversifier. Chacun doit décider pour lui-même ce qui lui est bénéfique. Il n’y a pas de sport radicalement mauvais (presque, peut-être la boxe, le squash ?), ni radicalement bon (presque, la marche nordique ?)

Boxe : elle n’est plus un art d’esquive. Les combats sont une succession de traumatismes très dangereux. L’entraînement, moins.

Culturisme : hypertrophie musculaire, inutile pour la santé. Les efforts ne tiennent pas compte des articulations. Et gros risques pour le dos

Cyclisme : bon à petite dose. Eviter la position de course, dos rond et tête relevée

Danse : classique -> tout à fait anti-physiologique, force sur les corps et entretient raideurs et contractures. Mais la danse bien enseignée et bien pratiquée est excellente pour l’équilibre, l’expression corporelle, la musculation et l’entretien général. Il faut associer la danse classique à d’autres danses, d’autres pratiques moins déformantes. Et comme toujours, éviter la compétition…

Equitation : bon pour le dos. Mais limiter la durée du trot ; et pour les chutes, consulter

Escalade : bon pour l’ensemble du corps, le corps ayant des muscles fait pour. A éviter en cas de problème d’épaule et lombaires

Escrime : toutes les positions sont placées et contrôlées, mais l’effort est asymétrique. Surveiller cou, bassin, dos

Football : bon à dose raisonnable. Mais l’entraînement devrait tenir compte que l’effort est donné sur un seul pied, et compenser cette asymétrie. Surveiller bassin, genou et cheville. Les têtes sont des chocs répétés…

Golf : les avantages de la marche en terrain souple, mais les inconvénients de la torsion du tronc rapide lors du swing. Eviter pour ceux qui auraient des troubles dorso-lombaires

Guérir : le sport ne guérit pas. Ne corrige pas. Certains mouvements vont effacer momentanément une douleur, comme le ferait une manipulation vertébrale. Mais cela reste au niveau du symptôme. La cause demeure. Le sport va au contraire renforcer les déséquilibres, raideurs, contractures. Dès qu’il y a inflammation, le mouvement devient néfaste. A sport intensif, vous devez associer ostéopathie intensive…afin de toujours garder une souplesse tissulaire optimale.

Gymnastique d’entretient : toujours souffler pendant l’effort ; attention à la position de la tête, du dos ; les flexions sont toujours à demander en enroulement et relâchement, sans forcer ; les courbatures du ventre et dos sont légères normalement, et disparaissent rapidement après les premières séances ; le prof ne demande pas la même chose à 40 ans qu’à 18 ; au levé, ne travailler l’étirement qu’à la manière des chats, et votre respiration.

Jardinage : le jardinage modéré, quasi quotidien, est un bon entretient. Un entretient, pas un soin. Le jardinage uniquement du week-end n’est pas bon pour le dos.

Jeux : emmenez vos enfants dans des endroits où ils peuvent s’ébattre et jouer à leur guise, de grands parcs, des activités différentes. Leur musculature profonde se formera correctement. Ils pourront par la suite envisager toutes les possibilités. Il n’y a pas d’urgence à pratiquer un sport en particulier. D’autant que certaines articulation ne finissent de se former que très tardivement (exemple la hanche, 14-16 ans…)

Jogging : pas si anodin que ça. Choisissez bien vos chaussures, ne courrez pas sur bitume, ciment, terrains durs. Ne courrez pas sur la pointe des pieds. Mesurez votre effort. Soyez progressif.

Judo : hors de la tradition, ce sport est devenu une source de traumatismes importants. Autrefois au Japon, les judokas passaient un long temps à apprendre à amortir les ondes de choc sur la colonne, parfois plusieurs années. Après les chutes seulement, ils apprenaient les prises.

Karaté : bonne maîtrise, mais les gestes violents puis retenus au dernier moment fatiguent le système nerveux. Donc nerveux, s’abstenir.

Mal au dos : tant qu’il n’est pas traité, interdit tout sport, même la marche. Après, choisir un sport en fonction de son âge, de sa fragilité, de ses capacités de récupération. A la moindre alerte douloureuse, cesser tout ce qui est possible : sport, aspirateur, bain des enfants, ect. Et se faire soigner.

Marche : en marchant votre bassin s’incline d’un côté puis de l’autre, la colonne suit en formant un S. Dans ces mouvements les petits muscles de la colonne, les plus importants, se contractent et se décontractent, dans une position naturelle. La circulation stimulée entretient les nerfs autour des vertèbres, ce qui influe sur les viscères. Le drainage veineux et lymphatique est également stimulé, et les centres de l’équilibre sont stimulés. La marche est le meilleur exercice, surtout la marche rapide. Toutes les fonctions sont stimulées. Vous vous musclez. La voûte plantaire se maintient. Evidemment, tout problème de structure ne peut être qu’aggravé par un e marche prolongée.

Natation : excellente. La nage présente l’avantage d’être pratiquée en état de pesanteur réduite et la structure du corps est mise en mouvement avec le minimum d’effort. Mais ça n’a jamais guéri personne. Elle permet un entretient non traumatisant à condition d’éviter la brasse prolongée si on a mal au dos, les plongeons ratés…

Patinage, rollers… : bon à dose raisonnable ; attention aux chutes.

Planche à voile, kitesurf… : bon à partir du moment où on maîtrise la technique…

Respiration : si la cage thoracique n’est pas libre, la respiration sera moins ample, les échanges défavorisés, et le cœur devra battre plus vite et/ou plus fort pour la même quantité d’oxygène à la sortie des poumons. Un centimètre de plus ou de moins dans le mouvement du diaphragme (muscle inspirateur principal), ce sont 250 cm3 d’air en plus ou en moins dans les poumons. En règle générale il faut pousser lors de l’effort, en rentrant le ventre.

Rugby : nombreux traumatismes.

Scoliose : en cas de scoliose, les sports asymétriques (foot, escrime, tennis…) ne sont pas recommandés parce qu’ils renforcent les déséquilibres posturaux. Eviter les sports fatiguants. Rechercher la diversité. Se méfier des rééducations qui musclent cou et colonne vertébrale, et peuvent aggraver la scoliose.

Ski alpin : bon sport d’équilibre. La position protège la colonne. Evitez si vous chutez souvent. Ou si vous avez des problèmes de dos.

Ski de fond : à éviter en cas de problèmes de bassin ou de lombaires basses, car grandes enjambées.

Ski nautique : mauvais pour la colonne, car microtraumatismes, et les chutes sont des traumatismes.

Souplesse : la souplesse est paradoxale. En cherchant à l’acquérir, on renforce en général les raideurs, tout en assouplissant jusqu’à les fragiliser les articulations déjà souples. Car la souplesse, si bien connotée, n’est bonne que jusqu’à un certain point. Au-delà elle devient hyperlaxité, et du coup tout à fait inutile. Les articulations hyperlaxes ont tendance à dépasser leurs limites, à se bloquer et à restreindre le mouvement. Ne repoussez pas vos limites naturelles, en gym, yoga, danse…

Squash : tentative bien urbaine de bouger le plus vite possible, le plus possible, dans le plus petit espace possible, avec le moins de partenaires possible et le moins d’air possible…Violent, ne procure pas de détente morale in fine.

Surf : bon sport d’équilibre. Apprendre à amortir les chutes.

Tai-chi : très bon

Technique : en sport, la technique est indispensable pour tirer le meilleur parti de notre matériel structurel. Une bonne technique préserve les structures, analyse physiologiquement les mouvements, amortit les chocs. Elle s’appuie sur une connaissance du corps et une conscience du corps. Ne pas confondre technique et compétition.

Tennis : sport asymétrique. Apprendre la technique consiste en des exercices répétés toujours du même côté (exemple les services). Peut être pratiqué sans trop de dommages si on tient compte de l’âge, de l’état général, si on a les épaules solides, si on modère la durée. Si on joue sur terre battue, si on a un dos en bon état, si on cesse d’y jouer dès les prémices d’une tendinite…

Volley : amortir les sauts

Yoga : bon avec respiration adaptée. Franchement mauvais avec apnées, en position forcées, maintenues à leur maximum. En particulier l’écrasement de la courbure de la nuque, l’extension constante, le forcing sur les lombaires…trouver un bon professeur

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