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L’application d’une contrainte forte et/ou prolongée sur un os non encore ossifié, a des conséquences en relation directe avec la période à laquelle ces contraintes surviennent (prénatale, périnatale, postnatale).
 

Période prénatale :

Les contraintes dépendent de l’environnement intra et extra utérin, ainsi que de la position utérine (forme du bassin, organes de la mère, ligaments ronds et larges de l’utérus, malformation utérine, utérus unicorne, cloisonné, existence d’un jumeau, positionnement placentaire prævia marginal, partiel ou recouvrant, longueur ou positionnement du cordon, trop court, trop long, en bretelle, la quantité de liquide amniotique, hydramnios, oligamnios, l’existence d’un fibrome ou d’une tumeur…).

Généralement les dysfonctions de cette période sont insidieuses et osseuses. Les tissus sont en cours de formation, donc sont fragiles. L’os est plus fragile donc les contraintes s’inscrivent facilement et plus, les conséquences sont plus marquées, l’empreinte est plus profonde, le fascia est dirigé plus vers la malformation que vers la déformation. Les traitements ostéopathiques vont normaliser les tissus, cependant il est assez improbable de tout effacer. Il faudra un entretien régulier pour chaque fois rendre aux structures assez de qualité.
 
La précocité du traitement est donc fondamentale. Pour autant, s’il est trop tôt, les tissus du nouveau-né sont comparables à un ciment trop frais, dans lequel il est difficile d’y déceler des traces et la correction est immédiatement absorbée. A l’inverse, si le ciment est trop sec, on sent les traces aisément mais il est plus difficile de les modifier. L’idéal est donc de travailler sur des tissus qui présentent clairement les empreintes mais qui sont encore très malléables pour garder les corrections. Entre la deuxième et la troisième semaine après le terme.
 

Périnatale :

Les contraintes sont certes plus fortes que dans la période prénatale, mais elles durent moins longtemps. Sauf accouchement trop long (au-delà de 12h après les premières contractions). Les contraintes sont générées par les contractions utérines qui vont pousser le bébé et contrer les obstacles éventuels tels que saillie du promontoire sacré, dystonie entre périnée et sangle abdominale entraînant un asynclitisme, un coccyx « malveillant », un pubis mal « négocié », une ampliation périnéale insuffisante, une dystonie du col, des contractions utérines trop intenses et trop fréquentes…dans ce couloir long et étroit, les os pariétaux digèrent les pressions, avec l’aide des sutures, sous contrôle de la dure-mère, notamment les coronales, sagittale, et lambdoïde qui sont particulièrement sollicitées. Certaines limites sont imposées, afin de protéger l’encéphale. Si le bébé n’avance plus, c’est qu’il y a une raison…

L’adaptation de la charnière occipito-vertébrale est plus difficile. Lors d’une présentation par le sommet, la compression axiale descendante associée à la flexion puis extension de la tête, sa rotation, et le fait que les os ne soient pas encore ossifiés totalement, sont autant de causes de dysfonctions.

L’apparition de la tête est signe d’une première phase réussie avec plus ou moins de contraintes. Mais ensuite il faut passer le pubis. Le foramen magnum peut être déformé (indirectement par effet domino) par les forces de compression, rétrécis ou rendu oblique par exemple, entraînant parfois un drainage perturbé, une atteinte de tout le système nerveux central, l’orbite, l’oropharynx, les muscles du cou et des épaules, les viscères du thorax et de l’abdomen…

Naissance par siège -> plus complexe d’un point de vue médical, mais pas plus en ostéopathie. Médical : attention aux facteurs de risques que sont l’âge de la mère, poids supérieur à 4kg, malformation utérine, placenta inséré bas, hydramnios…Ostéopathiquement, il faudra s’intéresser particulièrement au bassin en tous cas.

Césarienne -> il est erroné de dire qu’un enfant né par césarienne requiert plus de suivi en ostéopathie qu’un autre. De même il n’y a aucune nécessité d’avoir un « brassage sacré » pour l’amorce de la « dynamique liquidienne » au niveau crânien. S’il y a un intérêt à traiter c’est plus en raison de la césarienne en elle-même et de ses complications constatées. Par contre, certains pensent que la naissance par voie basse draine les poumons et les sacs alvéolaires, donc favorise une meilleure respiration, ou diminue les risques d’asthme, allergie, ect…

Les naissances faites à l’aide d’instruments (ventouses, forceps) n’entraînent pas systématiquement de dysfonction. Les dysfonctions qui surviennent sont plus en rapport avec la cause de l’instrumentation (urgence, position de la tête, état de fatigue de la mère…). Avec la ventouse, il ne doit pas y avoir de véritable force de traction ; néanmoins, l’aspiration d’air qui permet de solidariser ventouse-crâne aspire les membranes et les liquides, générant des dysfonctions de type membrano-articulaire pernicieuses et étendues au niveau anatomique et dans le temps. Les forceps ou les spatules sont associés à une épisiotomie et sont utilisés pour des causes fœtales ou maternelles, en urgence, alors que le fœtus est déjà engagé. Ils ont pour but de tirer le fœtus et le guider lorsque la progression est trop lente ou stoppée. Les forceps sont indiqués en cas de souffrance fœtale (rythme cardiaque qui diminue par exemple…). Comme il y a urgence, l’obstétricien place les cuillères ou spatules là où il peut, parfois au niveau de l’orbite, du nez, ou de la bouche…ce qui peut créer des lésions très diverses. Donc en cas de forceps, il y a de grandes chances que le bébé ait besoin de soins ostéopathiques…
 

Postnatale :

La chute de la table à langer est probablement le traumatisme le plus fréquent entre 3 et 6 mois. Elle intervient lorsque le nourrisson se retourne pour la première fois. Le retournement ne se fait pas progressivement, mais tout d’un coup le bébé se retourne dans un sursaut, alors qu’il ne bougeait pas énormément la veille sur cette table. La main de la maman ou du papa parfois ne suffit pas…En prévention, vous pouvez commencer à le langer sur un grand lit en approchant les 3 mois.

La manière de soulever le bébé est importante. Sous les creux axillaires au niveau du thorax cela va engendrer une compression des côtes hautes, avec répercussions dans les vertèbres (adaptation). Parfois il y a des répercussions neuro-végétatives. Les épaules sont poussées vers le haut, avec répercussion scapula (omoplates), et axe crânien.

La plagiocéphalie est fréquente à cet âge également. Motif de consultation le plus fréquent.

Autres motifs : régurgitations, reflux, vomissements, obstruction du canal lacrymal, hoquet en dehors des repas, constipation, immaturité ou altération de la succion, atteintes ORL trop fréquentes…

En dehors des pathologies médicales, trois signes doivent alerter et faire penser que le bébé ne va pas bien, physiquement et/ou par exemple psychologiquement à cause d’un environnement stressant, un évènement effrayant : altération du sommeil, perte d’appétit, changement d’humeur. Ces signes sont d’autant plus symptomatiques qu’ils sont associés et qu’ils perdurent.
 

Signes amenant à s’interroger sur la nécessité d’une consultation :

Travail (depuis les premières contractions) de moins de 2h ou de plus de 10h.

Prématurés (tête fragile).

Plus de 8 jours après terme (trop de pressions).

Présentations par le siège, par le front, la face, cordon serré autour du cou, rythme cardiaque ralentit au cours de l’accouchement (bloqué dans le bassin pendant un moment). Forceps, ventouse, césarienne quand complications et/ou après long travail.

Trouver pourquoi il n’aime pas être langé (il a mal quelque part). Trouver pourquoi « il a tant d’énergie » (alors qu’il se cabre et se raidit ; il faut trouver pourquoi). Trouver pourquoi il fait des gargarismes, ou respire mal (il est gêné aux sinus ? il y a un souci voies aériennes supérieures ?). Trouver pourquoi il ne prend pas le sein, ou n’aime pas son lait (il n’arrive pas à sucer, succion immature, ou à avaler).

Ne pas confondre : léthargie et repos, vitalité et agitation, calme et apathie, vivacité et nervosité…

Quand on dit qu’il adore être sur le dos, ou sur le ventre, peut-être que c’est plutôt l’inverse qui ne lui est pas agréable. Dire « il tourne toujours la tête de ce côté », au lieu de « il n’arrive pas à tourner la tête de l’autre côté ». Dire c’est un petit dormeur, alors qu’il n’arrive pas à dormir correctement…

Pour les pleurs, lorsqu’ils sont sans mobiles apparent, il faut s’en inquiéter. Mais souvent il n’y aura rien à faire. Vérifier la couche, la température (au-delà de 38,5°C il s’agit d’une fièvre avérée, alors commencez déjà par le déshabiller voir si la température baisse, car il vaut toujours mieux éviter le médicament. Néanmoins, si des douleurs sont associées, faire baisser la fièvre ne le calmera pas, alors il faudra lui donner l’antipyrétique et antalgique, type doliprane ect…), s’il a faim, s’il veut être rassuré car cauchemar ou non, s’il a le nez prit...

Si les pleurs sont inconsolables (vous essayez de le faire arrêter de pleurer en faisant tout ce qui est écrit ci-dessus) : en dessous de 3 mois vous devez composer le 15 ou aller directement aux urgences si vous êtes proches de l’hôpital.

Si le doliprane est donné à la pipette, il fera effet lorsqu’il sera digéré et métabolisé par le foie, donc au moins 15min après la prise…si le doliprane est en suppositoire, ce sera un peu plus rapide. Mais un peu plus invasif…

Autres signes : les bébés mous, les bébés qui se cambrent quand on les touche, les bébés nerveux, ou qui remuent sans arrêt, qui dorment tout le temps, qui dorment mal, qui ne réagissent pas quand on s’en occupe, qui tournent la tête d’un seul côté, qui ne dorment que dans une position, qui n’arrivent pas à téter, à avaler…
 

Quelques conseils :

Allaitement : la succion profonde et prolongée, est bénéfique sur la vitalité du nouveau-né. Par des succions longues et profondes, il aide au remodelage du crâne après les compressions à l’accouchement. C’est un moyen naturel de régulation. Autrement, employez des tétines peu trouées, pour que le bébé se serve de sa langue avec force. Respectez les mêmes durées qu’au sein, et changez votre bébé de côté souvent, pour la symétrie des mouvements de succion et des tensions membraneuses. Si l’allaitement n’est pas consenti par la mère, il vaut mieux ne pas y recourir. Le bébé le ressentira.

Le plat-ventre : déconseillé aussitôt le danger de régurgitation écarté (15-20min après la prise alimentaire). Une fois l’habitude prise, il est difficile de s’en débarrasser, et elle entraîne plus tard problèmes cervicaux et lombaires (hyperlordoses)

En poussette : évitez les pavés, les trottoirs, les secousses, collisions, ornières…refusez les fonds ronds, préférez le dos plat

Les sacs kangourous : veillez au maintient de la nuque, notamment s’il est dans votre dos (pas l’idéal). Sinon il vivra des « coups du lapin » répétés. Dos plat.
 

Moyenne d’heures de sommeil, selon les âges :

0-3mois -> 17 à 20h (1ère semaine) (cycles <1h, parfois 3-4h d’affilée, sinon par tranches de 2h). Il se réveille pour se nourrir. Période d’éveil plus longue en fin de journée. Ensuite il distingue le jour de la nuit. Il boit donc plus le jour
Entre 3-6mois -> 14-16h (avec la plupart du temps une période de 6h minimum la nuit, pour les ¾ des bébés) ; 1 à 3 siestes la journée
Après 6 mois, 13 à 15h par jour. 8 à 12h par nuit (à 10 mois, 90% des bébés font leur nuit). Lorsqu’il y a des retours en arrière, il peut s’agir de phase de croissance, donc les dents aussi, donc douleurs, des fièvres car la sortie des dents est une porte d’entrée pour les microbes. Il peut y avoir un contexte psychologique par ailleurs, ou associé.
A 8 mois environ -> « angoisse de la séparation ».
Entre 12 et 18 mois, une ou deux siestes dans la journée. Après 2 ans, il n’y a plus de siestes…
 

Et après :

Pendant les deux premières années, visite semestrielle, car il fera inévitablement des chutes sur n’importe quelle partie du corps.
Une période est difficile : entre 6 mois et deux ans. Les bébés veulent être ailleurs, ils le manifestent par des cris et des pleurs, non parce que l’Ostéopathie est douloureuse.
La meilleure période pour vos consultations est entre 3 semaines et 2 mois. Entre 2 mois et 6 mois c’est encore possible mais en général il faut du coup plus de séances. Après deux ans ensuite cela reste possible, mais il est encore plus difficile de modifier certains aspects des déformations crâniennes par exemple. Si on ne parle que d’esthétique…

En dehors, vous devez consulter rapidement dans les cas suivants :

S’il ne tient pas assis vers 7-8 mois, le fait qu’il ne cherche pas à se déplacer, à se mettre debout à 12 mois (s’il n’y arrive pas ce n’est pas grave. On commence à s’en inquiéter vers 18 mois), s’il ne s’exprime pas à 2 ans, qu’il ne parle pas du tout.

S’il réagit mal quand on lui touche la tête, qu’on lui replie les jambes sur le ventre, qu’on lui lève les bras en l’air, s’il grince de dents, s’il se cogne la tête contre le lit, ou qu’il tire sa tête exagérément en arrière, il cherche à soulager certaines régions.

La phase où il rampe est importante pour les organes du petit bassin. Souvent les bébés qui n’ont pas rampé font pipi au lit jusque très tard. Il y a bien sûr d’autres causes mais c’en est une. Consultez si votre enfant n’as pas fait cette phase.

La marche à 4 pattes est importante. Pour la coordination, et pour le développement jusqu’à la marche debout. Ne pas le mettre dans un parc donc, sauf si vous ne pouvez pas faire autrement. S’il est trop maladroit consultez, s’il tombe trop souvent consultez

Pour l’enfant qui commence à marcher, courir, lui garder les couches sur les sols durs, cela amortira les chutes sur le sacrum et le coccyx. S’il en fait souvent, consultez

Si votre enfant montre des caractères très marqués (renfermé, craintif, coléreux, agressif, hypercalme, hypernerveux) : ne pas chercher un parent qui lui ressemble, on trouve toujours et ça occulte les signes de mal-être. Ne pas confondre symptômes et personnalité, ne pas prendre la vigilance pour de l’angoisse, l’éducation pour du formalisme.

Jusqu’à 6 ans il est aisé pour l’ostéopathe d’agir sur les contraintes.

Chutes, chocs, coups, accidents : surveiller leurs conséquences, même si les examens classiques disent qu’il n’y en a pas.

Opérations à la tête, opérations dentaires, appareils (à éviter au maximum !!!), ect : faire examiner systématiquement. Lorsqu’on vous dit il ou elle a la bouche trop petite, les dents se chevauchent, nous disons plutôt que la bouche ne se développe pas convenablement, donc il faut trouver pourquoi, pour que les dents poussent convenablement. Plutôt que de rajouter des contraintes au crâne, venant se surajouter avec celles existant déjà…

Tout « changement net », faire examiner, après le circuit classique (médecin traitant) : arrêt de la croissance, perte du sommeil, mauvais caractère, amaigrissement, prise de poids ou perte de poids.

L’Ostéopathie préventive pour les enfants : deux fois par an.

Comment soulever : quand l’enfant marche et s’alourdit, ne le prenez plus par les aisselles ou un bras ou les deux, mais par la taille. Et vous, pliez vos genoux !

Les jeux : ne provoquez pas de jeux violents ou ne riez pas s’il fait exprès de tomber. Il peut faire cela rien que pour que vous vous intéressiez à lui, tomber sur les fesses ou la tête…
Au maximum laissez-le jouer au sol, par terre, dehors comme dedans. Ou sur un lit ferme. Cela soulage la colonne, en pleine croissance. La station debout n’a pas d’intérêt immédiat.

Pieds nus : sur sable, herbe, humus, c’est très bon. Sur sol dur non (microtraumatismes répétés).

Auto-tamponneuses : pas de commentaires…

Meubles : le lit doit être ferme et plat, avec oreiller mince. Table et chaise adaptées à la taille de l’enfant.

Vêtements : évitez au maximum les vêtements/ceintures/serre-tête qui compriment l’abdomen ou d’autres parties du corps. Cela nuit au drainage lymphatique, au retour veineux...

Sports : ne le forcez pas. Un sport ne sera utile que si l’enfant le pratique à son rythme, pour le plaisir

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